La récente décision de la Cour supérieure de justice concernant les locations de courte durée en copropriétés a apporté un nouveau niveau de sécurité juridique au marché immobilier résidentiel — notamment dans les résidences haut de gamme.
La jurisprudence établie précise que l’utilisation des appartements pour des séjours de courte durée, via des plateformes digitales, peut nécessiter une autorisation expresse de la copropriété, approuvée en assemblée par les résidents. Le débat porte sur la préservation du caractère résidentiel des immeubles, ainsi que sur des thèmes tels que la sécurité, le contrôle d’accès, la confidentialité et la qualité de vie.
Concrètement, la décision reconnaît une réalité déjà observée sur le marché : les biens destinés à la résidence permanente ont une dynamique différente de celle des actifs dédiés à une forte rotation d’hôtes. Dans les projets premium, où l’exclusivité, la discrétion et la prévisibilité opérationnelle sont des attributs centraux, la question revêt une importance encore plus grande.
Ces dernières années, des zones stratégiques des grandes capitales ont vu une forte croissance des biens compacts acquis dans une optique de revenus locatifs temporaires. Parallèlement, de nombreuses copropriétés ont commencé à réviser leur règlement intérieur afin d’établir des critères spécifiques d’utilisation, incluant l’enregistrement préalable des hôtes, des protocoles de sécurité et des règles de séjour.
Cette nouvelle interprétation tend à apporter une plus grande clarté pour les investisseurs, promoteurs et propriétaires. Les projets naturellement destinés à la location de courte durée peuvent désormais fonctionner avec plus de prévisibilité, tandis que les copropriétés strictement résidentielles bénéficient d’un soutien juridique pour préserver leur vocation initiale et leur mode d’occupation.
Plus qu’une restriction, ce mouvement renforce une tendance bien établie sur le marché haut de gamme : la valorisation des projets avec une gestion efficace, une gouvernance bien structurée et des règles claires de cohabitation — des attributs de plus en plus liés à la préservation du patrimoine et à la qualité de l’expérience résidentielle.



